mercredi, 4 août 2021|

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Un Tract à lire et à diffuser


« Je n’ai pas écrit ce tract toute seule. Il est né d’une longue conversation entre collègues, chercheurs, enseignants, étudiants, soignants, citoyens, proches et amis, qui ont tenté d ’élaborer ensemble, depuis neuf mois, la compréhension de ce qu’ils étaient en train de vivre. »…

Ceci n’est pas une pandémie, et ce n’est pas un « rassuriste » qui le dit. C’est Richard Horton, le rédacteur en chef de l’une des plus prestigieuses revues internationales de médecine :« Covid-19 is not a pandemic1. » "il s’agit plutôt d’une « syndémie", d’une maladie causée par les inégalités sociales et par la crise écologique entendue au sens large. Car cette dernière ne dérègle pas seulement le climat. Elle provoque aussi une augmentation continue des maladies chroniques (« hypertension, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires et respiratoires, cancer », rappelle Horton), fragilisant l’état de santé de la population face aux nouveaux risques sanitaires. Présentée ainsi, le Covid-19 apparaît comme l’énième épisode d’une longue série, amplifié par le démantèlement des systèmes de santé. La leçon qu’en tire The Lancet est sans appel. Si nous ne changeons pas de modèle économique, social et politique, si nous continuons à traiter le virus comme un événement biologique dont il faudrait se borner à « bloquer la circulation », les accidents sanitaires ne vont pas cesser de se multiplier.

CRISE ÉCOLOGIQUE

« Nous savions tout cela. Et pourtant, paresseusement, lâchement, nous avons laissé faire. Nous avons craint le heurt de la foule, les sarcasmes de nos amis, l’incompréhensif mépris de nos maîtres. Nous n’avons pas osé être, sur la place publique, la voix qui crie, d’abord dans le désert, mais du moins quel que soit le succès final, peut toujours se rendre la justice d’avoir crié sa foi. Nous avons préféré nous confiner dans la craintive quiétude de nos ateliers. » (Marc Bloch, L’Étrange défaite. Témoignage écrit en 1940 (1946), Gallimard, 1990, p. 204)

La critique du Lancet ne cible pas seulement l’ultra- libéralisme de Trump, qui a fait le choix de laisser faire le virus. Elle invalide aussi la stratégie inverse de « blocage » qui a prévalu dans de nombreux pays, visant la population par une politique répressive inédite, tout en continuant à désarmer le système sanitaire et à abandonner les déserts médicaux (ruraux et urbains) dans lesquels se concentrent les populations qui affluent aujourd’hui aux urgences. Ce qui vaut pour l’aval de la crise sanitaire, aggravée par l’industrialisation des modes de vie, semble valoir aussi pour l’amont de l’épidémie, vraisemblablement déclenchée par une nouvelle zoonose, une « maladie émergente » d’origine animale, liée au franchissement des « barrières d’espèces » profondément fragilisées par les atteintes à l’environnement. L’industrialisation des élevages, couplée à l’accélération des échanges à l’échelle mondiale et à la dégradation de la santé des populations dans les pays industrialisés, produit ainsi toutes les conditions pour que le même type d’épidémie se reproduise régulièrement. Alors que les pouvoirs publics étaient alertés de la multiplication des maladies émergentes, analyser l’épidémie comme un simple aléa naturel témoigne d’une ignorance délibérée des causes environnementales. Beaucoup d’entre eux ont pourtant décidé de ne rien en dire, nous préparant à nous adapter sans protester à un monde nouveau, dans lequel nous serions régulièrement appelés à vivre masqués, confinés et sur vaccinés jusqu’à la fin des temps. Cette dissimulation de l’état de la science apparaîtra rétrospectivement comme le péché originel des gouvernants, qui ont fait le choix de la répression des citoyens, plutôt que celui de l’éducation et de la prévention. Nombre d’experts ont joué ici un rôle trouble de caution. Au lieu de favoriser une libre circulation du savoir, ils ont contribué à l’édification d’un monde binaire opposant les « populistes », accusés de nier le virus, et les « progressistes », soucieux « quoi qu’il en coûte » de la vie et de la santé.

VIVRE MASQUÉS, CONFINÉS, SURVACCINÉS JUSQU’À LA FIN DES TEMPS

Dans ce monde simpliste opposant deux camps, toute forme de nuance et de discussion critique sur les mesures prises se sont progressivement éteintes, et avec elles la pluralité des voix du monde savant. L’analyse de Horton montre pourtant qu’entre le laisser-faire meurtrier et les stratégies radicales d’enfermement, toute une myriade de mesures d’une tout autre nature auraient pu s’imposer. Car l’autre révélation du Lancet, c’est que le modèle qui a servi de cadre mental aux scientifiques et qui a justifié le confinement de pays entiers n’était pas le bon : « Nous avons considéré que la cause de cette crise était une maladie infectieuse. Toutes nos interventions se sont focalisées sur la réduction des lignes de transmission virale, en vue de contrôler la propagation de l’agent pathogène. La ‘‘science’’ qui a guidé les gouvernements a été principalement conduite par des modélisateurs en épidémiologie et des spécialistes de maladies infectieuses qui, de manière tout à fait compréhensible, ont envisagé l’urgence sanitaire actuelle dans les termes séculaires de la peste. » Or, si le Covid-19 n’est certes pas une grippe, il n’a en réalité rien de commun avec la peste, dont les modes de transmission ont servi de modèle aux calculs des épidémiologistes, qui ont affolé les gouvernants. À la différence de ce que suggère dans nos imaginaires le terme de « pandémie », un mal qui frapperait tout le monde partout et n’importe quand (c’est le pan- du grec pandêmia qui désigne « le peuple tout entier » et, en l’occurrence ici, « toute la population mondiale »), ce virus ne peut avoir de conséquences graves, dans l’immense majorité des cas, que sur des organismes déjà affaiblis, soit par le grand âge, soit par des facteurs de comorbidité.

Le caractère extraordinaire de cette épidémie est donc moins endogène au virus comme entité biologique qu’aux circonstances sociales et politiques qu’il révèle et que le confinement a d’ailleurs durablement aggravées, en augmentant les inégalités, en accélérant le délabrement du système de santé et en abandonnant à eux-mêmes une grande partie des patients (jusqu’à les laisser mourir seuls et sans soin – « restez chez vous », leur disait-on – pour ne pas contaminer les autres).Ce que le virus, au fond, met à nu, c’est la contradiction entre les effets délétères sur notre santé de ce qu’on appelle à tort le « développement économique » et le sous-développement actuel de presque tous nos systèmes sanitaires, y compris ceux des pays les plus riches de la planète. Mais ce qu’il révèle aussi, c’est le modèle de développement aberrant dans lequel nos sociétés se sont enferrées en privilégiant, contre tout le reste, un arsenal biotechnologique extrêmement coûteux.

À l’hôpital, la pression à « l’innovation » s’est progressivement imposée au détriment des soins de base, pourtant indispensables à la santé, mais toujours plus méprisés par les gestionnaires. Dans un tel univers mental, une infirmière, un geste de la main, une conversation entre médecins, la discussion avec les patients, les lits, les stocks de masques ou de blouses, et même les recherches sur les zoonoses, toutes ces choses constituant du « stock » au lieu de produire du « flux », ont été accusées de nous faire perdre du temps dans la compétition mondiale. En édifiant ces géants biotechnologiques aux pieds d’argile, les plus grandes puissances mondiales se sont désarmées elles-mêmes face à l’irruption du virus.

Plongés dans ce continent mental de la Pandémie, qui entrave la critique et qui tue le réveil des aspirations démocratiques, nos esprits sont comme occupés. En parlant de "pandémie", on a sidéré les esprits, on est passés dan un régime d’exception et on a accepté des choses inacceptables. (Barbara Stiegler)
Alors que la plupart des gouvernements ont commencé par s’enferrer dans le déni, elle note un revirement brutal dans leurs réactions à la crise, expliqué par la peur. Il fallait ainsi frapper fort par un confinement total et pour éviter la flambée populaire, utiliser le moment actuel pour faire passer en force toute une série de lois liberticides. Barbara Stiegler dénonce ainsi une “Manufacture du consentement” expression qu’elle emprunte à Walter Lippmann.


Barbara Stiegler : Ce n’est pas moi qui le dis, mais le rédacteur en chef Richard Horton, qui écrit en effet dans The Lancet : « Le Covid-19 n’est pas une pandémie. » On pourrait lui objecter que c’est une épidémie à diffusion mondiale, même si celle-ci fluctue selon les territoires. Alors pourquoi dit-il cela ? Parce que le terme de pandémie laisse penser que nous serions tous à égalité menacés de mort par cette épidémie, nous renvoyant à l’imaginaire lointain de la peste ou, plus récemment, à la menace mortelle du sida. Mais il s’agit en réalité d’un autre type de menace, et en l’espèce, d’une épidémie qui révèle de tous autres problèmes, comme le vieillissement de la population ou les facteurs de comorbidité. Pour Horton, il vaudrait mieux parler « syndémie », c’est-à-dire d’une épidémie décuplée par les maladies chroniques (« hypertension, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires et respiratoires, cancer ») et par le vieillissement.
Restez chez vous !
En changeant nos représentations, nous pourrions dès lors basculer dans une toute autre logique : vers une politique de soin qui cible prioritairement les personnes qui présentent le plus de risques, loin des messages diffusés lors du premier confinement qui ont pu nous laisser penser que nous courrions tous un danger mortel à sortir de chez nous. Tout ceci doit être déconstruit si nous désirons mener la bonne politique de santé publique. Je persiste à penser qu’il est malheureux que les analyses de Horton aient à peine été relayées en France. Si cela avait été le cas, nous aurions peut-être imaginé une politique de santé bien différente, ciblée prioritairement sur les quartiers défavorisés, les déserts médicaux et les lieux où il y a des flambées épidémiques liées à l’accumulation des maladies chroniques. Nous aurions beaucoup plus insisté sur la prévention et la prise en charge de ces populations. Or, ce n’est pas du tout ce que nous avons fait. Ces zones déshéritées continuent d’être laissées à elles-mêmes avec le slogan délétère : « restez chez vous ! », les patients finissant par affluer finalement aux urgences quand il est souvent trop tard.
Mais nous vivons « en Pandémie ».
Nous vivons « en Pandémie » au sens où, dans notre imaginaire, la seule chose à faire serait de bloquer les lignes de transmission. Tout se passe comme s’il n’y avait pas d’autre possibilité. Or nous constatons bien que ce n’est pas possible. Bloquer la circulation de cette épidémie qui se diffuse à bas bruit et qui est en train de se chroniciser, c’est bloquer la société tout entière. En faisant cela, nous produisons toute une série de catastrophes. On parle beaucoup de la crise économique amplifiée par les mesures sanitaires, mais elle n’est pas la seule. Il y en a également un désastre sanitaire provoqué par les restrictions, tant du point de vue de la santé mentale que du point de vue d’autres maladies somatiques qui ne sont plus prises en charge.

"Le discours dominant sur la démocratie a profondément changé"

Il y a là un paradoxe inadmissible du point de vue de la santé publique : les mesures dites « sanitaires » créent des dégâts sanitaires irréversibles, au point qu’on peut s’interroger sur la balance entre les bénéfices attendus et les risques encourus. Nous voyons bien que cet imaginaire pandémique qui nous met tous à égalité – « pan » signifie « tout » en grec – devant le danger universel de la mort occulte ces questions et empêche une politique de santé ciblée et pertinente. Pendant des mois, j’ai tenté de faire entendre par exemple mon inquiétude quant à la santé mentale des étudiants. Mais pour la plupart de mes interlocuteurs, le risque du covid supplantait toute autre considération, empêchant toute discussion et toute prise en compte globale et nuancée de la situation. Une véritable démarche de santé publique aurait impliqué au contraire que tous les paramètres de chaque situation locale soient sérieusement pris en compte.
Ce discours ambivalent – celui d’une démocratie nécessairement victorieuse mais qu’il fallait contenir dans son caractère sauvage et dangereux par le pouvoir des élus – a été le discours dominant à Sciences Po, à l’ENA et dans les grands médias et il a connu son apogée au moment de la chute du mur de Berlin. Mais depuis que les populations ont commencé à contester les décisions des gouvernants – notamment sur l’Union européenne et la mondialisation –, le discours dominant sur la démocratie a profondément changé. Certains en viennent à se dire qu’elle n’est peut-être plus adaptée dans un contexte de crise, d’autant qu’elle est accusée de laisser s’épanouir des populations de plus en plus complotistes, populistes ou irrationnelles, tandis que la Chine et les pays asiatiques autoritaires s’en seraient merveilleusement bien sortis durant cette pandémie. Depuis le début de cette crise, nous avons des déclarations de plus en plus claires qui vont dans ce sens. Pour Axel Kahn, par exemple, la démocratie en contexte de crise sanitaire est un inconvénient, et ce type de propos inquiétant est malheureusement de moins en moins isolé. Tel est le basculement que décrit mon titre. Tandis que, sous le règne moral et culturel de l’Amérique, la démocratie semblait irréversible, en entrant en Pandémie, elle devient un objet contesté et contestable.

De la démocratie en « pandémie ».

On pourrait être tentés de dire, comme Axel Kahn par exemple, que la démocratie convient quand tout va bien, mais qu’elle ne fonctionne plus en cas de problème. Je pense précisément l’inverse. Si tout allait bien, nous n’aurions pas besoin de la démocratie. Cela ne servirait à rien de délibérer, de s’affronter et de se poser des questions si la vie suivait simplement son cours. Dans ce cas-là, les gens vivraient leur vie tranquillement et se contenteraient de leurs interactions privées.
Mais la démocratie est justement là pour traiter les problèmes collectifs. Vouloir la suspendre quand de graves problèmes surviennent, c’est ne pas comprendre la raison d’être de ce régime politique. De plus, nous sommes peut-être en train de basculer – c’est en tout cas ce qui nous est annoncé – dans une ère de crises permanentes : écologique, sanitaire, économique, sociale et géopolitique. Il y a une accumulation des risques systémiques qui, s’ils ne sont pas affrontés collectivement, s’amplifieront. À partir de là, la conclusion logique de la prémisse que vous rappelez dans votre question, c’est qu’il faudrait en finir avec la démocratie. Je ne peux m’y résoudre.

Forcer les individus à s’adapter constamment.
Au début de la crise, le discours dominant était bien celui de l’adaptation. Elle était, nous disait-on, l’occasion ou jamais de s’adapter, de se réinventer, de faire autrement, et de se mettre par exemple à donner des cours par ordinateur, etc. Mais quand les problèmes se sont mis à s’accumuler, les capacités d’adaptation – au sens de « soumission » à un cadre préétabli – des individus se sont érodées et finalement abîmées. On a commencé à entendre parler de fatigue, de désespoir et de dépression, ou même de refus et de risque de révolte. À la lumière de cette évolution, je ne suis pas certaine que la crise conduise nécessairement à la soumission à un cadre venu d’en haut. Elle sera peut-être l’occasion d’une réinvention collective, d’un nouveau départ politique. Mais la réponse à cette question dépendra fondamentalement des acteurs eux-mêmes, des individus et des collectifs touchés par ces crises et surtout de leur capacité à assumer les luttes nécessaires à ces changements. La grande naïveté des tribunes du printemps dernier sur « le monde d’après » fut en effet de croire que le virus allait tout régler automatiquement, comme si l’on pouvait faire l’économie des conflits politiques à venir avec les forces dominantes. Ces dernières ne lâcheront pas spontanément le pouvoir qu’elles ont acquis. Il faudra les y forcer par une lutte acharnée, requérant l’effort de tous ceux qui entendent passer à autre chose.

Confinement, déconfinement, les couvre-feux, etc.  
Ce qui s’est dégagé lors des discussions que j’ai eues lors de la rédaction de ce tract – j’en profite pour rappeler que je ne l’ai pas écrit toute seule, mais avec l’aide d’une quinzaine de personnes venues d’une multiplicité de disciplines et avec lesquelles j’ai entretenu une discussion au long cours –, c’est que le confinement national, décidé sur tout le territoire et sur une très longue durée a probablement été une erreur. Je prends souvent l’exemple d’un diabétique que son médecin déciderait d’amputer : lorsqu’une décision aussi dramatique est prise, c’est que le corps médical ne s’est pas bien occupé de lui les semaines et les mois qui ont précédé l’opération. Effectivement, quand la situation du diabétique a empiré au point de mettre sa vie en danger, il faut l’amputer. Mais à quelle hauteur ? Et la décision de l’amputation n’est-elle pas un terrible aveu d’échec ? Le confinement a été imposé, deux fois, sur tout le territoire national, même dans des zones où il y avait une très faible circulation virale, et où il n’était donc que préventif. Mais peut-on accepter une amputation préventive ?
"Ce qui distingue le néolibéralisme du libéralisme plus classique, c’est qu’il se méfie tout autant des individus, qu’il juge pétris de biais cognitifs"

Au même moment, alors que toute la population nationale était enfermée, il était encore possible de traverser les frontières et de prendre l’avion sans subir aucun test PCR, ce qui a favorisé la circulation des variants, conséquence du maintien d’un dogme irrationnel, celui de l’ouverture des frontières. Une fois les mesures de confinement levées, nous aurions pu nous attendre au déploiement d’une véritable politique de santé publique, où l’on aurait envoyé sur tous les territoires atteints de cette syndémie des équipes mobiles de soignants afin d’informer les populations, de les aider à réorganiser leur cadre de vie et leur vie au travail ou à repérer des premiers signes d’alerte de sorte qu’ils soient pris en charge sans délai et qu’ils évitent la réanimation (songeons notamment à l’oxygénation et à la mise sous corticoïdes). Rien de cela n’a été fait. Nous n’avons mené aucune politique de soin. Nous avons laissé les médecins et infirmiers libéraux les bras croisés et n’avons procédé à aucune réquisition générale pour une véritable politique de soin.

Pass sanitaire : quelle démocratie en Pandémie ?
Un dialogue entre François Ruffin et Barbara Stiegler

https://www.facebook.com/642036589311215/videos/343037067405754
Et aussi
Barbara Stiegler : « Les autorités détournent les questions sanitaires pour instaurer une société de contrôle »
https://reporterre.net/Barbara-Stiegler-Les-autorites-detournent-les-questions-sanitaires-pour-instaurer-une?fbclid=IwAR3GnOP9G4UQT2u7e4J_3A8WEh4TBomeSIRC4IDVRBdnuu72Dl7-AKDyBY4

 
A propos du Blog du Grand-Bas-Armagnac Insoumis
Si nous avons créé ce blog, c’est pour participer à démontrer que, contrairement à ce qu’on nous serine du matin au soir, il existe une alternative à la jungle libérale qui, par usurpation du langage, nous est présentée comme étant la modernité. Ce blog est une auberge espagnole où quiconque, simple citoyen, militant politique, syndical ou associatif peut (...)
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