lundi, 8 octobre 2018|

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Plan A-Plan B


dès le premier sondage laissant entrevoir la possibilité de notre accession au pouvoir, les marchés se déchaîneront avec, en perspective, la catastrophe économique à laquelle cela peut conduire ,soutenus en cela par la haute fonction publique française et européenne dont la porosité avec les banques est désormais totale.

Au début de l’année 2015 , c’est gonflés d’espoir et d’émotion,que nous regardions un peuple se lever : le peuple grec. Syriza l’avait emporté et nos idées triomphaient enfin. L’Europe libérale n’avait qu’à bien se tenir, on allait voir ce qu’on allait voir. La capitulation de M. Tsipras au mois de juillet emporta nos illusions.

Comme il fallait bien que la lutte continue, on se consola en évoquant la couardise du premier ministre grec et la taille insuffisante de ce pays face à l’ogre européen. Promis juré, si une telle alternative surgissait en France, l’issue serait différente. La France n’est pas la Grèce,Jean Luc Mélenchon n’est pas Alexis Tsipras.C’est incontestable,mais est-ce suffisant ?

Dans notre programme" l’avenir en commun " , nous développons notre stratégie de plan A-plan B.
Le plan A consiste à proposer une refondation démocratique , sociale et écologique des traités européens par la négociation .
Les mesures qui y sont détaillées ( mettre fin à l’indépendance de la banque centrale européenne, dévaluer l’euro, mettre au pas la finance, renégocier les dettes souveraines, arrêter la libéralisation des services publics, mettre en place un protectionnisme solidaire, mettre en place une harmonisation sociale et fiscale par le haut, refonder la politique agricole commune, abandonner le marché carbone) vont à l’exact inverse de ce pourquoi la communauté actuelle a été initiée.

Leur mise en place nécessiterait une négociation dans un climat apaisé où toutes les parties accepteraient de tenir compte de la volonté des peuples et il faut une sacrée dose d’optimisme (ou de naïveté, c’est selon) pour considérer que cela puisse advenir. En effet,dès le premier sondage laissant entrevoir la possibilité de notre accession au pouvoir, les marchés se déchaîneront avec, en perspective, la catastrophe économique à laquelle cela peut conduire ,soutenus en cela par la haute fonction publique française et européenne dont la porosité avec les banques est désormais totale.

Nous serons alors placés devant l’alternative de : soit rassurer les marchés, auquel cas nous ne pourrons tenir nos promesses (et le scénario à la grec se reproduira )soit de les affronter.

Ainsi donc, l’hypothèse de notre arrivée au pouvoir par temps calme me semble exclue et dés lors ,nous avons un seul impératif :être prêts à un affrontement sans merci qui seul permettra de tourner la page du libéralisme.
J’ajoute qu’une crise majeure, discréditant suffisamment l’oligarchie et les médias à sa botte, peut survenir à tout moment et que nous risquons d’être placés devant nos responsabilités plus tôt que prévu.

Je soumets donc cette inquiète réflexion de simple citoyen à vos sagacités respectives et pose une question :

La stratégie plan A-plan B demeure- t-elle pertinente ?

Note:A lire absolument dans le Diplo du mois d’Octobre 2018,l’article intitulé :"Face aux marchés,le scénario d’un bras de fer"

 
A propos du Blog du Grand-Bas-Armagnac Insoumis
Si nous avons créé ce blog, c’est pour participer à démontrer que, contrairement à ce qu’on nous serine du matin au soir, il existe une alternative à la jungle libérale qui, par usurpation du langage, nous est présentée comme étant la modernité. Ce blog est une auberge espagnole où quiconque, simple citoyen, militant politique, syndical ou associatif peut (...)
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